Saint Sébastien

Publié le par Blanche

Pietro Perugino 049

Saint Sébastien par le Pérugin, v. 1500, musée du Louvre

 

Il existe très peu de détails historiques fiables de la vie de saint Sébastien qui est évoquée pour la première fois par Ambroise de Milan (mort en 397), évêque de Milan, dans un sermon (no XX - Ps. 118). Il y dit que Sébastien serait originaire de Milan, et montre qu'il était déjà vénéré au IVe siècle.

 

D'après les Actes de saint Sébastien, relation hagiographique datant du Ve siècle, également attribuée (à tort ?) à Ambroise de Milan par Jean Bolland au XVIIe siècle, et dans La Légende dorée (Legenda aurea) de Jacques de Voragine, rédigée vers 1265, il serait un Gaulois Narbonnais (à Narbonne, une église lui est dédiée, construite sur le lieu présumé de sa maison natale). En tout cas, c'est à Milan qu'il fut élevé dans la foi chrétienne.

 

À Rome, il est pris en affection par les empereurs Dioclétien et Maximien Hercule qui le nomment capitaine de la garde prétorienne, ignorant qu'il est chrétien. On rapporte que Sébastien encouragea dans leur foi et au glorieux martyre deux prisonniers chrétiens, les frères Marc et Marcellin, alors que leur famille les implorait de renoncer au Christ. En rendant miraculeusement la parole à une femme, Zoé, il convertit aussitôt 77 personnes présentes.

 

En l'apprenant, Dioclétien reprocha à Sébastien sa traîtrise et donna à ses soldats l'ordre de l'exécuter en le transperçant de flèches. « Et les archers le frappèrent jusqu'à ce qu'il soit recouvert de flèches comme un hérisson est couvert d'épines ». Selon la légende, les archers, qui avaient beaucoup d'estime pour leur chef, auraient évité de viser le cœur, si bien que Sébastien ne succomba pas à ses blessures. Soigné par une jeune veuve nommée Irène, rapidement rétabli, il se rendit auprès de l'empereur pour lui reprocher sa cruauté à l'égard des chrétiens. Dioclétien le fit alors rouer de coups jusqu'à la mort et ordonna que son corps soit jeté dans les égouts de Rome (Cloaca Maxima). Guidés par une vision de sainte Lucine, les chrétiens purent cependant retrouver son corps et l'ensevelirent auprès des ossements des apôtres Pierre et Paul.

Selon certaines sources, son corps aurait été transporté de Rome à Soissons, en l’abbaye Saint-Médard. Ses ossements furent ensuite disséminés à la cathédrale Saint-Protais-et-Gervais, à Hartennes, Serches, Cœuvres (1793) ; Saponay, Montigny-Lengrain (1857), Margival (1792).

Pour d'autres, son corps est toujours au Vatican, transféré en 826 des catacombes près de la basilique qui lui est dédiée à Rome, sur la via Appia. La basilique Saint-Sébastien-hors-les-Murs est visitée depuis 1552 par les pèlerins du Tour des sept églises. En tout cas, ses reliques (ou prétendues) sont disséminées dans des églises catholiques de tous les continents.

 

Saint Sébastien devient un saint guérisseur en 680. Il est invoqué pour délivrer Rome d'une grande peste et garde un rôle protecteur au Moyen-Age. Il devient patron des archers et en 825, sous le règne de Charles le Chauve, le pape Eugène II confie aux archers le transfert de ses reliques dans l'abbaye royale de Saint-Médard, à Soissons. Saint Sébastien deviendra également le patron des marchands de ferraille, des confréries de charité, des soldats (fantassins), des athelètes et des officiers de police. Il est le troisième saint patron de Rome, avec Pierre et Paul.

 

 

Publié dans Le Moyen Age

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p'tite môman 12/09/2010 20:13



eh bien ! on en apprend tous les jours !


je ne savais que Sébastien avait une vie aussi mouvementée !