Le scriptorium

Publié le par Blanche

Le mot scriptorium (au pluriel, des scriptoria) vient du verbe latin scribere qui signifie « écrire » ou « celui qui écrit ». Ce nom désigne l'atelier dans lequel les moines copistes réalisaient des copies manuscrites, avant la réinvention de l'imprimerie en Occident. De nos jours, le scriptorium désigne par extension une salle dédiée aux travaux d'écriture.

Tant les récits que les bâtiments encore existants ou les fouilles archéologiques montrent que, contrairement à l'opinion populaire, de telles pièces existaient rarement dans les monastères ; la plupart des écrits monastiques étaient faits dans des réduits à l'intérieur du cloître, ou dans les cellules des moines elles-mêmes. Les références dans les publications universitaires modernes à des scriptoria visent d'ordinaire la production écrite collective d'un monastère plutôt qu'une pièce physique particulière.

Un scriptorium était en tout cas une annexe nécessaire à une bibliothèque. Dans le sens conventionnel d'une pièce spécifique, les scrptoria n'existaient probablement que pour des périodes de temps limitées, lorsqu'une institution ou un particulier souhaitaient qu'un grand nombre de textes soit copié afin de remplir une bibliothèque ; une fois celle-ci remplie, il n'y avait plus besoin d'une pièce réservée. Au début du XIIIe siècle, des boutiques de copie séculières se développèrent ; les scribes professionnels ont pu avoir des pièces spéciales pour écrire, mais dans la plupart des cas, ils disposaient sans doute simplement d'un bureau près d'une fenêtre dans leur propre maison.

 



Il y a avait une soixantaine de scriptoria en plein Moyen Âge. Ils se sont développés particulièrement à l'époque carolingienne. Ils se trouvaient dans les monastères, dans les archevêchés, ou dans les évêchés. Parmi les principaux, on peut citer :

Monastères
Archevêchés
Evêchés

Publié dans Le Moyen Age

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