Le lion au Moyen-Age

Publié le par Blanche

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Villard de Honnecourt, Carnet de dessins
France, vers 1230 Paris, BNF, département des Manuscrits,
Français 19093, fol. 24v.

Dans la Bible, le lion a une image tantôt positive (le lion de Judas, les lions du trône de Salomon, le lion de saint Marc), tantôt néfaste, lorsque Samson, David et Daniel doivent l’affronter. Vers le XIIe siècle, il prend une image positive et remplace l’ours comme roi des animaux. Selon les Bestiaires, les lionceaux naissent morts, et c’est leur père qui les ranime après trois jours en soufflant sur eux (c’est un symbole de la résurrection du Christ le troisième jour après sa mort) ; enfin c’est un animal généreux qui n’attaque l’homme que lorsqu’il a faim. Au Moyen Âge, le lion ne peut pas être considéré comme un animal exotique : il est présent partout, sur les armoiries, sur les chapiteaux des églises, dans les manuscrits, et, de manière très réelle, dans un très grand nombre de ménageries. À côté des ménageries abbatiales ou princières (comme celle de Charlemagne ou, au XIVe siècle, celle de Charles V à l’Hôtel Saint-Paul), il existe des ménageries itinérantes, qui parcourent l’Europe de foire en foire.

Publié dans Le Moyen Age

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